2020-06-11 Bessines Lavillemichel

jeudi 11 juin 2020

- Feuille de route
- Tracé du parcours
- Trace GPX

Patrimoine

Entre les villages de Châteauponsac, Montmaud et des Taffres dans le nord de la Haute-Vienne, l’histoire du maquis Bayeux-Lacoste et de ses résistants se dévoile à l’occasion d’une randonnée. Immersion dans le passé assurée.

En pleine Seconde Guerre mondiale, Châteauponsac résiste. Ce village de Haute-Vienne compte, comme d’autres dans le nord du département, un foyer de résistance particulièrement actif. Un passé riche qu’une randonnée à travers les bois, au départ de Châteauponsac, permet aujourd’hui, de découvrir...

Le maquis Bayeux-Lacoste dépendait de l’Armée secrète, mouvement de résistance gaulliste fondé en 1942. Le commandant Dumas, chef du maquis de Bellac, décide de créer plusieurs petits foyers de résistance dans le nord de la Haute-Vienne, dont un à Châteauponsac.

Au début de son existence en mai 1944, il est composé de 14 hommes basés dans la grange d’une ferme isolée au Mas Jude.

Leurs missions ?? Les destructions de ponts et détournements de signalisations routières. Dans la nuit du 7 au 8 juillet 1944, alors qu’ils attendent une cargaison d’armes qui doit arriver par camion, quatre maquisards non armés se retrouvent face à deux camions allemands égarés. Trois maquisards sont interrogés et relâchés, le quatrième s’enfuit sous les balles et sera retrouvé mort dans les bois.

Il s’appelait Théodore Quenel, une stèle à sa mémoire a été érigée à l’entrée du village de Montmaud.

À la suite de ce tragique événement, le groupe de maquisards se disperse, ceux qui restent ont pour ordre de quitter le Mas Jude. Ils arrivent dans le village des Taffres où ils seront hébergés avant de rejoindre le camp du Puy de Massert.

Chaque jour, de nombreux jeunes viennent grossir les rangs du maquis et le commandant Dumas décide alors de nommer un véritable chef pour ce groupe : le lieutenant Lacoste.
De son vrai nom Edmond Meslet, résistant dans le Var, il se réfugie dans sa famille à Peyrat-de-Bellac pour fuir la Gestapo. Là, il lie des contacts avec un groupe de résistants. Au moment où il est nommé chef du maquis, ils le suivent à Châteauponsac.

Ce maquis comptera jusqu’à 160 hommes au moment de la libération de Châteauponsac le 23 août 1944. Il prend rapidement le nom de Bayeux en l’honneur de la première ville de France libérée par les alliés le 7 juin 1944.

Les maquisards mènent leurs actions avec le soutien de la population. Le 5 août 1944, les Allemands recherchent des maquisards et des armes qui ont été parachutées. Ils fouillent les maisons châtelaudes et réunissent les hommes sur la place des Tilleuls.

Ils demandent au maire, le docteur Debelut, de choisir six otages qui doivent être exécutés. Celui-ci déclare : « En tant que premier magistrat de la commune, si quelqu’un doit être exécuté, c’est moi ». Mais il n’y aura pas d’exécution, à la suite d’une dénonciation, les Allemands quittent Châteauponsac.

Le maquis est endeuillé le 10 août 1944 lors d’une mission de récupération d’armes. Cinq hommes dont le lieutenant Lacoste tombent dans une embuscade et sont fusillés au lieu-dit La Brousse, sur la commune de Droux. À cet endroit est érigé le Mémorial de la Résistance du nord de la Haute-Vienne.

Ce maquis aura ensuite un nouveau chef et sera renommé maquis Bayeux-Lacoste en l’honneur de cet homme charismatique. Châteauponsac sera finalement libéré le 23 août 1944.


Le hêtre des Taffres À CHATEAUPONSAC

Cet arbre sans histoire, modeste et mal connu est à classer parmi les hêtres les plus remarquables de France. Il est en parfaite santé et situé en bordure d’un chemin rural bordé de murets de pierres sèches. Ces murets typiques de la région de Châteauponsac, limitaient les champs et les bois. Les pierres provenaient de l’épierrage des terres cultivées. Cet arbre remarquable a entre 300 et 350 ans, mesure près de 5,40m de circonférence et sa hauteur de fût atteind 8m. Cet arbre impressionne rééllement par sa taille colossale. Pour le trouver, depuis Châteauponsac, prendre la direction Saint-Pardoux, au lieu-dit Chatre, tourner à gauche, emprunter le chemin à droite après la maison neuve isolée (à droite), l’arbre se trouve à 50 m.


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dimanche 1er novembre 2020

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